Tribune : “Le Big Data peut-il révolutionner la gestion des ressources humaines ? L’exemple de la prévention des inaptitudes”

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L’essor des outils numériques, le développement de la science des données et la montée en puissance de systèmes d’information robustes ont permis d’explorer de nouvelles approches en matière d’analyse et de compréhension des enjeux touchant au management des ressources humaines.

En tant qu’employeurs publics nous sommes confrontés à des enjeux majeurs: croissance des besoins de service public, contrainte budgétaire, déséquilibre de la pyramide des âges et allongement des carrières des agents… De nouveaux outils peuvent nous permettre de relever ces défis avec plus d’efficacité au service de la qualité du service public pour les usagers, mais aussi dans l’objectif d’améliorer les conditions de travail et les carrières des agents.

Toutefois, utiliser efficacement le “big data” n’est pas aisé. Le premier enjeu, complexe et indispensable, est de fiabiliser la production de données concernant l’ensemble des agents publics, fonctionnaires et non-titulaires.

Ensuite, il faut identifier les champs de réflexion pour lesquels le traitement des données peut avoir un intérêt concret. Pour cela, les champs d’expertise de la science des données méritent d’être mieux appréhendés pour nourrir la réflexion et l’action.

Il est ainsi possible de mettre en place des outils prédictifs et prescriptifs s’inspirant d’outils innovants conçus pour le marché de l’emploi (par l’exemple en s’inspirant de l’algorithmie prescriptive de Bob-emploi ou les outils de Clustree,…). Il s’agit pour une administration publique d’identifier grâce à l’exploitation de la donnée les facteurs de risque pouvant contribuer à déstabiliser son organisation. Prenons l’exemple des absences au travail; grâce à la data on peut déterminer les causes, évaluer la prévalence des risques psycho-sociaux et des troubles musculo-squelettiques, et utiliser les analyses précises de données des services de médecine préventive et statutaire pour mettre en place des actions préventives mieux ciblées.

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La révolution numérique doit remettre les citoyens au centre de notre démocratie

numériqueUne semaine à peine après le résultat des élections américaines, endolori par une certaine gueule de bois démocratique, nombreux sont les cassandres qui prédisent une déconnexion inexorable entre les citoyens et une supposée “caste”. Mais face aux inquiétudes qui peuvent nous saisir, il existe un terreau d’espoir qui réside dans des initiatives innovantes de transparence et de participation citoyenne, encouragées par des acteurs multiples, des mouvements citoyens aux pouvoirs locaux. Cette semaine se tient d’ailleurs la semaine de l’innovation publique, initiative qui met à l’honneur une administration en mouvement au service de tous les usagers.

La majorité à laquelle j’appartiens, autour d’Anne Hidalgo, est persuadée que la participation des citoyens ne doit pas se limiter aux élections, mais être stimulée tout au long du mandat, grâce à des outils innovants. C’est toute la volonté de ce que l’on appelle les “civictech” et la “gouvernance ouverte” qui permettent d’ouvrir le fonctionnement des institutions publiques aux citoyens. Ces deux versants d’une même médaille ont en commun leur usage du numérique.

A l’image de ce que nous faisons à la Ville de Paris et que nous observons dans d’autres territoires en France et dans le monde, une révolution est en cours dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques. Un processus d’innovation, de modernisation de l’administration et de la participation citoyenne est engagé dans lequel le numérique joue un rôle central. Nous prenons le numérique pour ce qu’il est : un outil qui, bien utilisé, peut permettre non seulement d’améliorer l’ouverture et la qualité de nos services publics mais aussi de répondre aux nouvelles attentes des citoyens, tant en matière d’innovation des usages que de refondation démocratique. Il ne faut pas non plus penser la transformation numérique des politiques publiques comme un substitut suffisant à la crise du politique : la meilleure technologie, le meilleur design de l’outil ne peuvent durablement masquer la vacuité du discours politique, ou autrement dit, la forme ne remplacera jamais le fond.

Mais dans un contexte de défiance vis-à-vis du politique, souvent accusé de ne plus être en phase avec les citoyens, l’apparition des nouveaux outils et des nouveaux usages qui l’accompagnent peut révolutionner la manière de concevoir les politiques publiques et renouveler les pratiques démocratiques.

Les pouvoirs locaux et les Villes notamment sont à la pointe de ce renouveau et en la matière Paris est une terre d’innovation importante sous l’impulsion d’Anne Hidalgo. En plus des initiatives qui permettent à Paris d’avoir un rôle de pionnière (budget participatif, la plateforme idee.paris), nous avons initié une nouvelle phase de montée en puissance des processus itératifs et délibératifs avec l’utilisation de méthodes de co-construction entre l’administration et ses usagers.

Déjà à la pointe de l’accueil des startups, nous ambitionnons de faire de Paris un écosystème de référence mondiale pour les “Civic Tech”. Signe de son engagement dans ce domaine, la France accueillera à Paris du 7 au 9 décembre 2016 le sommet de l’Open Government Partnership (OGP), une initiative multilatérale rassemblant plus de 70 pays et qui vise à obtenir des engagements concrets des gouvernements en matière de transparence, d’autonomisation des citoyens, de lutte contre la corruption et d’exploitation des nouvelles technologies pour renforcer la gouvernance.

Si le numérique permet aux institutions de s’ouvrir davantage à ses citoyens, il permet également à ces derniers de développer d’eux même des outils visant à s’approprier la chose publique. Plate forme de pétition en ligne, espace numérique de dialogue et de réflexions en ligne, comparateurs de programmes politiques… Une multitude d’outils sont créés chaque jours par des citoyens engagés désireux de mettre les technologies au service du bien commun. Le développement des “civic tech” témoigne de l’appétence renouvelée des citoyens pour s’investir dans la vie publique. C’est également une possibilité de renouveler l’offre démocratique classique en s’inspirant de son modèle horizontal, ouvert et innovant. La Ville de Paris travaille d’ailleurs à la création d’un “Civic Hall” pour apporter sa pierre à cet de cet écosystème riche d’une multitude d’acteurs.

La révolution des Civic Tech, c’est l’inverse de “l’uberisation” de la vie publique : au lieu d’un processus de désintermédiation, c’est au contraire un puissant levier de remédiation citoyenne qui est à l’œuvre. Et les politiques publiques locales sont le premier pas efficace pour l’engager car les citoyens y traitent de sujets qui touchent à leur vie quotidienne.

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Stationnement – lettre ouverte à Danielle Simonnet

Madame Danielle Simonnet,

Il nous arrive fréquemment d’échanger au Conseil de Paris et j’ai souvent mesuré que vos excès de colère étaient le fait d’une méconnaissance réelle des sujets dont vous parlez. J’ai bien lu le texte de la pétition que vous avez initiée et j’y ai relevé plusieurs erreurs flagrantes qui sont de nature à altérer votre jugement, voire à induire en erreur les signataires. Vous me permettrez donc de vous apporter quelques compléments d’informations.

« La Mairie de Paris envisage de privatiser la verbalisation du stationnement. Elle voudrait qu’une entreprise privée ou une société d’économie mixte fasse le travail des 600 agents de surveillance de la Ville de Paris qui dépendaient de la Préfecture de Police et que la ville veut affecter à d’autres missions. »

Tout d’abord, il ne s’agit pas de 600, mais de 1 600 ASP, aujourd’hui sous l’autorité du Préfet de Police. Notre volonté est de pérenniser ces emplois publics, en les rattachant directement à la Ville et en proposant à ces agents des missions plus valorisantes, avec davantage de possibilités d’évolution de carrière.

Aujourd’hui, ces agents se consacrent à la délivrance de PV sur les pare-brise, une tâche répétitive et peu enthousiasmante, pour laquelle il existe d’ailleurs des solutions automatisées qui ont prouvé leur efficacité.

Demain, ces agents seront affectés à des missions prioritaires pour les Parisiens : le contrôle du stationnement « gênant » (voitures dans les couloirs de bus ou sur les passages piétons, en double-files, qui contribuent à créer des bouchons et des nuisances pour tous) ; la lutte contre les incivilités qui polluent la vie des citoyens au quotidien (dépôts d’ordures, épanchements d’urine, jets de mégots, nuisance sonores, police de circulation pour permettre de mieux faire respecter les règles), etc…

Autant de missions valorisantes de service public, qui permettront à ces agents de faire appel à leur sens du contact humain, du dialogue et de la médiation. Les 100 premiers ASP, arrivés à la Ville en septembre sur la base du volontariat, accueillent d’ailleurs ces perspectives avec beaucoup d’enthousiasme.

“Pourquoi ? Pour mieux remplir les caisses de la ville… La ville espère collecter ainsi 300 millions d’euros et compenser en partie la baisse des dotations budgétaires de l’Etat à la collectivité parisienne, austérité oblige ! Elle pense qu’en externalisant, l’incitation à un rendement sera plus efficace…”

Oui, nous espérons effectivement augmenter les ressources de la Ville, plutôt que d’augmenter les impôts ou de réduire le service public. Est-ce si anormal de demander aux usagers de payer pour le service dont ils bénéficient ? Accepterions-nous que 90% des usagers ne paient pas la cantine des enfants, les cours au conservatoire, les entrées des piscines ? Préféreriez-vous que l’on demande aux Parisiens, par leurs impôts locaux, de payer l’entretien de ces places de stationnement utilisées par les automobilistes ?

Lutter contre les infractions au stationnement, c’est la même philosophie que la lutte contre la fraude fiscale, c’est se battre pour une juste contribution au service public. C’est également grâce aux nouveaux mécanismes d’incitation au paiement que nous allons mettre en place, que nous pourrons améliorer le taux de rotation des véhicules, et donc aider les automobilistes – en particulier ceux qui se déplacent pour leur travail – à trouver plus vite une place pour se garer.

“Refusons la privatisation de ce qui doit rester une fonction régalienne qui ne devrait pas échapper à l’État (Préfecture de Police) pour être confiée à la collectivité. Et ce n’est pas à une entreprise privée qui cherchera à dégager du profit  d’accomplir cette tâche !”

Vous faites encore une fois erreur : il ne s’agit ni d’une privatisation, ni d’une fonction régalienne. La Ville gardera la pleine maîtrise de sa politique de stationnement, elle ne fera que déléguer le contrôle du paiement. La Ville continuera à fixer les tarifs des places, celui des amendes, et à percevoir directement les recettes. Je vous rappelle au passage que le contrôle du stationnement est déjà une compétence des communes partout en France depuis très longtemps – sauf à Paris où elle est exercée à titre dérogatoire par la Préfecture de Police, point que nous comptons modifier dans le cadre du projet de loi sur la réforme du statut de Paris. Cette gestion du stationnement par les Villes va même s’accentuer puisqu’à partir du 1er janvier 2018, les amendes seront municipalisées, les Villes pourront alors fixer librement leur montant.

“Quelle garantie qu’elle ne soit pas sous la pression des maires, des demandes de passe-droits pour faire sauter les PV de certains ?”

Demain, les Maires d’arrondissements n’auront pas plus la possibilité de faire « sauter les PV ». Les entreprises gestionnaires devront utiliser un outil commun de gestion, qui garantira transparence et équité. Chaque citoyen aura les mêmes droits, mais aussi les mêmes devoirs.

“Il faut faire respecter la réglementation du stationnement et réduire la voiture dans l’espace public pour lutter contre la pollution. Mais ça ne passe pas par la privatisation de la verbalisation du stationnement !”

Vous évoquez deux sujets différents. Vous êtes d’accord avec nous sur le fait qu’il faut mieux faire respecter la réglementation du stationnement et donc qu’il faut beaucoup plus de contrôles. Mais vous contestez l’externalisation au secteur privé. En la matière, nous avons une philosophie simple à la ville : par principe nous privilégions chaque fois que cela est possible la mise en œuvre des services publics en régie. Parfois, les analyses techniques nous conduisent par pragmatisme à identifier qu’il est dans l’intérêt des usagers, de la Ville et des agents de privilégier une externalisation.

Vous vous opposez systématiquement à ces externalisations « par principe » – j’aurais plutôt tendance à dire « par dogmatisme » – renonçant ainsi à admettre l’opportunité que cela représente pour les usagers, la Ville, mais aussi pour les agents qui pourront s’épanouir davantage dans des missions plus adaptées à leurs attentes et aux besoins.

Exclure comme vous le faites toute collaboration avec le secteur privé est aussi caricatural que le discours de certains à droite qui font systématiquement un procès en improductivité et en inefficacité aux agents publics, et qui plaident à tort pour tout externaliser.

J’ose le dire : votre démarche est de la pure démagogie. Comment les collectivités territoriales pourraient-elles sérieusement travailler et avancer au service du bien commun sans une collaboration intelligente et exigeante avec le secteur privé ? La vraie exigence démocratique est précisément de le faire en toute transparence, avec des règles contractuelles claires et la possibilité de procéder à des évaluations détaillées, sous le contrôle effectif des élus et des citoyens.

Je sais l’époque féconde pour les idées simplistes et les effets de tribune, mais il n’est pas interdit de vouloir débattre avec sérieux et respect réciproque. Je formule ce vœu optimiste car je sais Madame Simonnet que beaucoup de combats nous réunissent et nous réuniront encore demain.

Cordialement.

Emmanuel Grégoire, premier secrétaire de la fédération PS de Paris.

 

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“Un nouveau statut pour Paris : pour quoi faire ?”

Retrouvez ci-dessous ou sur LeHuffingtonPost ma tribune sur le statut de Paris.

 

Anne Hidalgo a initié ces dernières semaines une réflexion en faveur d’une grande réforme institutionnelle de la capitale. Il s’agit d’un grand pas dans l’histoire de notre ville, dont je voudrais ici souligner l’intérêt pour les citoyens.

Repartons d’abord de la situation actuelle puisque Paris est touchée par trois spécificités :

La première est que pour plusieurs raisons historiques, la Ville est dépourvue de certaines compétences « habituelles » des communes qui relèvent pour Paris de la Préfecture de Région ou de la Préfecture de Police ; spécificité mise en place par Napoléon à partir de 1800 et pratiquement sans interruption depuis ;

La seconde spécificité est liée à son statut mixte de Ville et de département (les conseillers de Paris sont à la fois élus communaux et départementaux) par la loi du 10 juillet 1964 qui acte la dissolution du département de la Seine ; Paris n’est une commune que depuis 1975, avec un Maire élu et à la tête de l’exécutif des deux collectivités ;

Enfin, la dernière spécificité est liée à son organisation en 20 arrondissements, créés dans leurs périmètres actuels par la loi Riché de juin 1859 (dont Hausmann a été l’initiateur) par l’intégration de tout ou partie de 11 communes limitrophes.

Plusieurs raisons imposent d’engager le chantier de la réforme du statut de Paris dès à présent :

Tout d’abord, un rapport récent de la Chambre Régionale des Comptes recommande lui-même de fusionner le département et la commune tant la séparation est devenue aujourd’hui inutile et fictive.

Ensuite, la répartition des compétences en matière de police administrative, situation unique en France, nuit à l’efficacité des politiques qu’il faut conduire dans des domaines aussi essentiels que la lutte contre la pollution, l’activité économique locale, l’habitat ou l’urbanisme.

De plus, la décision du Conseil Constitutionnel du 6 août 2015 sur l’élection des conseillers métropolitains représentant Paris a fragilisé le fondement politique du périmètre actuel des arrondissements comme secteur électoral du fait des déséquilibres démographiques entre les arrondissements les plus peuplés et les moins peuplés.

Enfin, à l’heure où la Métropole du Grand Paris, qui donne à la Commune de Paris la qualité de « territoire du grand Paris » doit se mettre en place, il faut engager cette simplification de la situation institutionnelle parisienne, ce qui ne pourra qu’être bénéfique pour l’édification de ce grand chantier.

La Ville de Paris doit incarner un territoire institutionnel moderne et efficace, objectif qui passe par trois chantiers complémentaires :

1/ Fusionner la Commune et le Département

La Ville de Paris a poussé au maximum les possibilités de mutualisation entre la Ville et le Département, mais elle reste contrainte par une double comptabilité et une complexité administrative inutile.

2/ Redessiner la carte des arrondissements

Les 20 arrondissements ont été créés en 1859, il y a donc plus de 156 ans… Or, les réalités démographiques ont profondément évolué et aujourd’hui, le plus petit arrondissement (le 1er) est 15 fois moins peuplé que le plus grand (le 15ème). C’est évidemment source de complexité et d’iniquité entre les citoyens. A Lyon, par exemple, l’écart n’est que de 1 à 3 entre l’arrondissement le plus et le moins peuplé.

Le projet de réforme institutionnel est tout sauf un renoncement aux particularismes qui font la richesse de notre ville, il est au contraire le moyen institutionnel de les redessiner en s’appuyant sur les évolutions (les bouleversements même) que notre ville a connu depuis le milieu du XIXème siècle.

Entendons-nous bien, les arrondissements sont une richesse pour Paris, le projet n’est donc pas de les fragiliser mais au contraire de les renforcer.

3/ Revisiter les exceptions de compétence de la Ville de Paris par rapport au droit commun

Soyons clair, de nombreuses compétences dont est privée Paris traduisent une perte d’efficacité et constitue largement un déni de démocratie qui trouve ses racines dans les temps obscurs, où face à la tyrannie de l’Etat monarchique, la Ville de Paris ayant trop souvent fait part de son goût pour l’indépendance, l’insoumission et la liberté, les puissants du royaume et de l’Empire avait jugé utile de la priver de certains pouvoirs. Il est évident aujourd’hui que ce temps est révolu et que le critère qui doit s’imposer est celui de l’efficacité des politiques publiques.

Ces spécificités engendrent une grande complexité qui s’appuie sur des réalités historiques dépassées et source d’inefficacité: confusion des rôles, chevauchement et dilution des compétences et des moyens, « paperasserie administrative » et procédures sans aucun intérêt ni pour les citoyens ni pour notre organisation.

La Maire de Paris, en engageant ce chantier offre une occasion historique d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre Ville. J’espère que nous pourrons compter sur l’esprit constructif de l’ensemble des élus parisiens et notamment de l’opposition. Le rapprochement entre les compétences du département et de la commune a d’ailleurs été mis en œuvre en bonne intelligence par Gérard Collomb et Michel Mercier dans le cadre d’une proposition de loi portée à l’unisson par la droite et la gauche pour le Grand Lyon ; comme quoi, il n’est pas interdit de rêver que les bonnes volontés puissent se réunir aux delà des clivages partisans ; encore faut-il avoir un sens aigu de l’intérêt commun.

Pour engager ce chantier, Anne Hidalgo a proposé une méthode qui a fait l’objet d’un vœu adopté lors du dernier Conseil de Paris :

Tout d’abord, l’ensemble des groupes politiques du Conseil de paris seront associés à un groupe de travail qui aura pour objectif de définir des propositions précises pour l’évolution du statut de Paris.

Ensuite, une large concertation des parisiens sera engagée sur la base des propositions formulées par le groupe de travail.

Enfin, la Ville engagera un travail avec la Préfecture de Région, la Préfecture de police, le Gouvernement et le Parlement afin d’élaborer ensemble le projet législatif d’évolution du statut de Paris, le calendrier et les modalités pratiques de sa mise en œuvre.

La construction d’un nouveau statut pour Paris permettra de rendre les politiques publiques plus réactives, au bénéfice de l’ensemble des parisiennes et parisiens. J’en fais le vœu, cette opportunité historique doit pouvoir réunir tous les acteurs qui œuvrent à l’efficacité des services publics.

 

 

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Savez-vous où est né Petit Bob, le plus minion des Minions ?

GIf BOB 1Bob (Dave en anglais pour les spécialistes) est le plus minion de la grande famille des Minions et il est né, comme ses frères (et sœurs ?) à … Paris !

Le Studio Mac Guff, créé en 1986 est spécialisé dans la fabrication d’effets visuels numériques et d’animation 3D pour le cinéma, la publicité et la télévision. Mac Guff compte à son actif la fabrication de longs métrages d’animation (Despicable Me, Chasseurs de Dragons, Azur & Asmar) et des effets visuels pour des longs métrages (Un Prophète, Irréversible, 99 Francs…) ainsi que pour de très nombreux films publicitaires.

Ce studio est un bon exemple du succès de l’industrie de l’animation « à la Française », mixte de grandes capacités artistiques et imaginatives et d’un solide savoir-faire en ingénierie numérique.

C’est aussi, plus modestement, un bel exemple du soutien que les collectivités territoriales et l’Etat peuvent apporter aux jeunes entreprises innovantes.

Sous la responsabilité de Christian Sautter, puis de Jean-Louis Missika, la Ville de Paris a soutenu de longue date le studio Mac Guff, comme elle le fait avec de très nombreuses entreprises innovantes : d’abord en l’hébergeant dans un hôtel industriel ; puis en 2008, la Ville, la Région et l’Etat ont apporté un soutien au studio dans le cadre du projet HD3D² labellisé par le pôle de compétitivité Cap Digital (Budget total de ce projet: 4,5 M€ sur 18 mois).

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