Budget

La dette ? Des investissements utiles pour Paris

Le 8 juillet, dans les colonnes du Parisien, Pierre-Yves Bournazel, député Agir de Paris a notamment dénoncé la gestion du budget parisien depuis l’élection d’Anne Hidalgo : cependant l’analyse qui en est faite pose question à plusieurs niveaux. Dans ce sens, j’ai souhaité, en tant qu’Adjoint à la Maire de Paris en charge du budget, du financement et de la transformation des politiques publiques, apporter de nouveaux éléments de compréhension aux citoyens.

Pour Pierre-Yves Bournazel, s’il est « difficile d’appliquer au dirigeant politique une grille d’analyse qui, sur la base de critères quasi « mécaniques » permettrait de le « noter », il est par contre tout à fait pertinent de mettre en avant des chiffres, sans les vérifier, sans les justifier et en s’exonérant de toute comparaison avec d’autres grandes métropoles françaises.

Non, en 2020, la dette de la ville de Paris ne sera pas de 8 milliards d’euros : en réalité elle sera fin 2018 d’environ 6 milliards d’euros et début 2020 au plus de 6,7 milliards. Si cette erreur grossière ne suffisait à décrédibiliser son auteur, je ne veux pas pour autant contourner la seule vraie question démocratique qui importe : ces dépenses sont-elles utiles ou non, et ce n’est pas à Monsieur Bournazel d’en décider mais aux citoyens.

Quelques observations utiles pour se forger un avis :

  • D’abord, les montants évoqués doivent être rapportés à la taille de la Ville de Paris qui dispose d’un budget de 10 milliards d’euros par an, cumulant les compétences d’une commune et d’un département, et d’un patrimoine exceptionnel, évalué à plus de 31 milliards d’euros fin 2017 (le 2nd patrimoine public derrière celui de l’État) et qui s’enrichit chaque année notamment grâce aux nouveaux investissements,
  • Deuxièmement, les montants correspondent strictement à la trajectoire budgétaire qui avait été présentée aux Parisien.ne.s par Anne Hidalgo pendant la campagne de 2014 : un Programme d’investissement de 10 milliards, financé à plus de 69% par de l’autofinancement et le reste par recours à l’emprunt,
  • Ensuite il ne s’agit que d’emprunts pour financer des investissements : en vertu de la règle d’or qui s’applique aux collectivités locales, celles-ci ne peuvent (contrairement à l’Etat) emprunter que pour financer des investissements, et non du fonctionnement courant de la collectivité (notamment la masse salariale). Et il est logique de lisser en partie sur la durée d’usage d’un équipement son financement,
  • De plus, faut-il rappeler que ces investissements sont réalisés pour améliorer l’offre de services publics destinés aux Parisien.nes : nous parlons de nouvelles places en crèches, de rénovations d’écoles, de création de nouveaux espaces verts et de logements.
  • Enfin, le niveau d’endettement reste bien inférieur à celui de la plupart des grandes villes de France : début 2017, 2 288 € par habitant à Paris, contre 2 644 € pour chaque Bordelais ou encore 3 726 € pour chaque Marseillais.[1]

 

Ce que Pierre-Yves Bournazel ne précise pas, c’est qu’Anne Hidalgo s’est engagée à ne pas augmenter les impôts directs d’ici la fin de la mandature afin de préserver le pouvoir d’achat des Parisien.ne.s. Dans le même temps, les taux d’intérêt sont bas : c’est donc maintenant qu’il faut investir en nous démarquant de la tendance à la baisse de l’investissement public local, et en réaffirmant au quotidien notre engagement pour des politiques publiques au service des Parisien.ne.s.

Par ailleurs, soucieuse de ne pas être le seul juge de son action, et levant directement des emprunts sur les marchés financiers, la Ville de Paris est soumise au regard exigeant et impartial des agences de notation chargées d’apprécier la qualité de nos finances et de notre gestion. Or, nous conservons aujourd’hui la note « AA », la meilleure possible pour une collectivité en France, et les agences de notation ont encore récemment salué la « gestion financière de qualité » et « les performances budgétaires solides » de la capitale française. De même, la Ville de Paris a été l’une des premières collectivités à s’engager dans un processus d’expérimentation de la certification de ses comptes avec la Cour des Comptes afin de renforcer la transparence et la pédagogie.

Autre point d’attaque de Pierre-Yves Bournazel : « la démocratie ne doit plus se limiter au temps de l’élection mais nourrir un processus constant et aussi fécond que possible » car pour lui « dès 2020, [la Ville de Paris] doit être aussi le moment où nos concitoyens deviennent co-gestionnaires de leur ville ». Une assertion qui fait semblant de méconnaitre la pratique participative des politiques publiques mises en place par la gauche depuis 2001. Depuis son élection, Anne Hidalgo n’a cessé de mettre en œuvre de très nombreuses initiatives pour répondre aux nouvelles attentes des citoyens, tant en matière d’innovation des usages que de refondation démocratique : un Budget Participatif unique au monde par les montants engagés, la plateforme de concertation numérique idee.paris, les réunions publiques sur le Budget, quelques exemples parmi tant d’autres.

La question budgétaire, ne peut plus être agitée comme un épouvantail, ni être considérée hors de toute perspective économique, politique ou écologique. Sinon, elle devient illisible pour le citoyen et entache la démocratie. Il est devenu habituel d’instruire le procès de la dépense publique, de laisser à penser que tout euro investi par les pouvoirs publics est un une gabegie : c’est en réalité faire le procès des services publics et de notre modèle de contrat social, c’est salir l’action publique en dénonçant son coût plutôt que d’assumer un débat sur ses objectifs et les actions concrètes qui en découlent.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la construction du budget parisien, retrouvez ici les pastilles vidéos développées par Acteurs Publics en collaboration avec la Mairie de Paris.

[1] Dette/habitant de la commune, de l’EPCI à fiscalité propre et du conseil départemental. Ces chiffres sont extraits du Rapport de l’Observatoire des finances et de la gestion publiques locales (septembre 2017).

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affiche officielle bp

Le budget participatif 2018 est lancé !

La 5e édition du budget participatif parisien vient de débuter. Lancé en 2014, ce programme permet aux habitant.e.s de Paris de se prononcer annuellement sur une partie du budget d’investissement de la Ville. Ce déploiement de la démocratie participative correspond à nos idéaux de partage, d’innovation et d’engagement citoyen et je me réjouis de son succès.

Jusqu’au 4 février, tous les habitant.e.s, quel que soit leur âge et leur nationalité, peuvent soumettre un projet sur la plateforme dédiée : budgetparticipatif.paris. Ces projets peuvent être déposés à titre personnel ou collectif. Ils concernent soit l’ensemble de la ville, soit un quartier spécifique.

Cette année, à nouveau, la Ville consacrera environ 100 millions d’euros à ces projets participatifs, dont 30 millions d’euros dans les quartiers populaires et 10 millions d’euros dans les écoles et collèges.

La suite du calendrier du budget participatif 2018.

Au printemps, des ateliers de co-constuction sur les propositions convergentes seront organisés. A la suite de ces ateliers, l’ensemble des propositions sera disponible tout au long de l’été sur le site dédié pour permettre aux votants de faire leur choix.

Le vote des citoyen.ne.s aura lieu du 7 au 23 Septembre, sur internet et dans des lieux répartis sur le territoire. Après cette sélection, le financement des projets lauréats sera finalement adopté en décembre, au moment du vote du budget primitif au Conseil de Paris.

Dans le cadre du budget participatif, l'installation d'un éclairage multicolore sur le long des quais.

Dans le cadre du budget participatif, l’installation d’un éclairage multicolore sur le long des quais.

Un succès renouvelé

Le budget participatif connait un succès grandissant. L’année dernière, la participation a atteint un record : près de 170 000 personnes ont pris part au vote, environ 7 % de la population de Paris.

Depuis le début de la mandature en 2014, ce sont plus de 600 projets participatifs qui ont été adoptés en Conseil de Paris. Certains de ces projets sont déjà achevés, d’autres sont en cours de réalisation. Parmi les projets réalisés, on compte par exemple l’aménagement d’aires de sport dans le 17e arrondissement, le développement de potagers dans 200 écoles ou encore la construction d’un escalier entre le quartier de Rungis et le boulevard Kellermann. Le budget participatif porte en effet une attention particulière aux quartiers périphériques, qui ont le plus besoin d’investissement public.

Une occasion d’échanges avec les parisiens

Au-delà de ces réalisations concrètes, le budget participatif est un moyen privilégié de rencontres entre les services de la Ville et ses habitant.e.s. Il permet aux agent.e.s de la Ville d’échanger avec les usagers sur leurs préoccupations quotidiennes, et aux Parisien.ne.s de voir de plus près le fonctionnement des finances publiques de leur Ville. C’est donc un moment privilégié de partage, que j’espère toujours aussi fructueux pour cette nouvelle édition.

Pour plus d’information : https://budgetparticipatif.paris.fr/bp/le-budget-participatif-.html

 

square Lichtenberger porte de VanvesSquare Lichtenberger porte de Vanves

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Au programme du Conseil de Paris des 25, 26 et 27 septembre 2017

salle du conseilPour cette séance, trois grands débats y sont programmés, sur le bilan de la rentrée scolaire, la stratégie de résilience de la Ville et le bilan du Conseil parisien de la jeunesse.

Beaucoup d’autres sujets majeurs sont examinés tels qu’une aide d’urgence de la Ville de Paris à l’île Saint-Martin, la mise en place d’un Label “Fabriqué à Paris ” ou encore une délibération que je porte pour l’acquisition de 200 véhicules électriques à Paris.

Je souhaite vous parler plus précisément du bilan de la rentrée scolaire, porté par ma collègue Alexandra Cordebard, et qui concerne beaucoup d’entre vous, parents de jeunes parisiens.

Des locaux scolaires sécurisés et rénovés

Cette année, la Ville a effectué près de 2 000 opérations de rénovation et d’entretien dans les établissements primaires et secondaires et multiplié les opérations de sécurisation dans les écoles visant à l’installation de visiophones, au rehaussement de grilles, ou à l’opacification de vitrages. Au total, ce sont 51 M€ qui ont été consacrés à ces opérations, soit un budget en augmentation de près de 25% par rapport à l’an dernier.

Une organisation inchangée de la semaine scolaire : priorité à la réussite des enfants

Dès 2013, la Ville a mis en place la réforme des rythmes scolaires visant à organiser les enseignements scolaires sur quatre jours et demi par semaine, dont cinq matinées consécutives, afin de favoriser les apprentissages fondamentaux. Pour accompagner cette réforme, des ateliers éducatifs, gratuits et de qualité, accessibles à tous les écoliers parisiens ont été mis en place par la Ville les mardis et vendredis après-midi. Près de 111.000 enfants en bénéficient chaque semaine. Cette organisation sera encore renforcée, voire améliorée.

Des jeunes parisiens acteurs de leur Ville

Cette mobilisation  de la jeunesse parisienne s’est organisée autour de trois champs d’action: 

 

Par ailleurs, lors de la première journée de séance, les élus ont eu l’occasion de se former aux gestes de premiers secours. Cette formation est indispensable à tous et peut sauver des vies.

Dans cet esprit et dans le prolongement de plusieurs initiatives en ce sens,  le Département de Paris propose de soutenir financièrement deux associations, la Protection Civile Paris Seine et la Croix-Rouge Française, qui partagent le même objectif  pour un montant global de 260.400€ ; Il s’agit  d’ augmenter la proportion de personnes formées ou initiées aux gestes de premiers secours, en particulier les jeunes et les personnes en difficulté, au moyen de sessions de formations gratuites.

Comme lors de l’ensemble des conseils de Paris, vous pouvez venir assister au débat en vous présentant au 5 rue lobau ou en regardant sa retransmission sur paris.fr.

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Direction collégiale du PS : ma contribution aux travaux préparatoires

Cher.es camarades,

Nous sommes à un tournant historique de notre histoire. Disons-le tout net, beaucoup de camarades, citoyens pensent qu’il est trop tard, comme on voit longtemps briller un astre mort avant de comprendre qu’il est mort.

Prendre conscience de l’affaiblissement très puissant dans lequel se trouve notre parti est nécessaire mais ne suffit pas, il faut agir, vite : Déroute électorale, obsolescence de notre organisation, illisibilité idéologique et programmatique, crise de leadership, la gravité de la situation est sans appel, il nous revient d’œuvrer collégialement pour qu’elle ne reste pas sans espoir.

Il est impératif de donner rapidement de puissants signes de mouvement, d’ambition, d’envie… L’annonce de notre direction collégiale a été accueillie médiatiquement et dans les réseaux militants de façon très mitigée, chacun.e avait son commentaire sur un tel ou une telle, sur les absents et les présents, sur leurs sensibilités, sur leurs actes passés etc. J’ai longuement plaidé pour dire que la composition de la direction collégiale était au final totalement secondaire et que la seule chose qui compte est ce qu’elle sera en situation de proposer à la rentrée et qu’il pouvait être mis au crédit de Jean-Christophe Cambadélis d’avoir réussi à engager la transition dans un parti que l’on sait, à tous les niveaux, asphyxiée jusqu’à l’absurde par sa lourdeur statutaire et les rancœurs.

Cette contribution écrite a pour objectif de poser quelques principes de travail d’une part, et des contributions plus personnelles pour l’avenir d’autre part. Je vous propose d’emprunter une voie radicale et innovante, j’ignore si elle sera suffisante pour se relever mais je vous propose de miser sur nos militant.es pour y parvenir.

Quel rôle pour la direction collégiale et quelle méthode de travail ?

La direction collégiale n’est à mes yeux mandatée que pour proposer une feuille de route « méthodologique » pour engager la reconstruction. Je ne crois aucunement qu’elle puisse prétendre proposer d’emblée un « cadre de travail», elle n’en a pas la légitimité et ce serait encore une fois s’engager dans une démarche descendante que les militants et les citoyens ne peuvent plus souffrir.

De même, la question du calendrier, qui est centrale ne peut pas être figée dès à présent. Il faut se donner du temps. Ainsi, je ne vois pas comment il serait possible de faire voter les militants début septembre alors que nous devons prendre le temps de les consulter avant toute chose. Il pourrait à mon sens être envisagé de consulter les militant.es fin septembre et que la question soit posée clairement par exemple, sur la base d’un document de cadrage méthodologique « Acceptez-vous sur la base de la proposition méthodologique ci-jointe de confier à la direction collégiale la mission d’élaborer la feuille de route ? ».

Ce vote serait doublé d’une grande enquête nationale qui alliera réunions et outils numériques dans chaque fédération sur ce qu’attendent les camarades (1er périmètre) / les citoyens (2e périmètre) d’un parti politique et/ou du parti socialiste.

Pour le bon fonctionnement de la direction collégiale, il me semble indispensable d’élaborer rapidement un règlement intérieur simple fixant l’organisation générale du travail, dont je souhaite ardemment qu’elle soit horizontale, légère, où la confiance et la délégation sont des principes de base et associant collégialement les 29 membres.

Je vous propose également que la direction collégiale puisse organiser rapidement un échange avec un panel de citoyens, militants, sympathisants qui seraient volontaires. Cela serait notamment permis par l’organisation de réunions décentralisées de la direction collégiale dans plusieurs fédérations de France (Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Bordeaux, etc.).

Je pense également pertinent que nous puissions organiser un séminaire de la direction collégiale fin août à La Rochelle en parallèle du rassemblement de la FNESR et ainsi profiter de la possibilité d’échanges avec des centaines d’élus socialistes.

Enfin, il me semblerait utile d’associer quelques militant.es (4 par exemple tirés au sort) pour les associer à nos travaux. J’ai la conviction que leurs regards seraient utiles à nos échanges.

Quel processus pour se reconstruire ?

Je suis convaincu qu’il ne faut pas refaire un congrès tel que le prévoient les statuts actuels. Cela ne pourra conduire qu’à un affrontement de blocs à blocs qui se traduirait inexorablement à la fin par le départ de ceux qui auront perdus.

Je vous propose donc d’engager un big bang statutaire dont la philosophie n’est pas de savoir ce qui doit être amélioré, mais au contraire de repartir d’une feuille blanche pour définir ex-nihilo ce que serait un parti social-démocrate moderne, son utilité sociale, ses fondements idéologiques et sa vision programmatique.

Je propose d’engager un processus conventionnel (« Assises du socialisme ») où les militants désigneraient dans les sections des « délégué.es à la refondation ». Ceux-ci seraient désignés pendant les quelques mois du processus et les Sections et Fédérations assureraient l’organisation territoriale du processus. Il pourrait être aussi envisagé d’interdire aux « délégués conventionnels » de candidater ensuite dans la gouvernance du parti refondé.

Ce processus conventionnel doit reposer sur une grande consultation, mobilisant les militant.es et les citoyen.es et mobilisant des méthodes modernes de consultation pour l’organisation/animation des réunions physiques, une plate-forme numérique d’idéation nationale et territoriale et des études quanti/quali.

En parallèle, nous devons lancer une étude comparative sur la gouvernance des grandes formations politiques dans le monde, les « historiques » et les forces émergentes afin d’y trouver des sources d’inspiration.

Traiter la question organisationnelle n’est évidemment qu’une 1ère étape mais je le crois un sujet essentiel, un préalable indispensable avant d’engager une réelle refondation. La direction collégiale doit proposer un chemin qui permette de dépasser les chapelles.

La convivialité est aussi un moment clé de fraternité militante : je propose que la Direction collégiale organise un grand rassemblement national festif et militant sur le thème de la reconstruction.

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Dans la seconde partie, je voudrais mettre au débat quelques propositions qui à mes yeux caractérisent un parti moderne et qui sont de nature à permettre de recréer une dynamique et qui pourraient être discutées parmi d’autres nombreuses propositions lors du processus conventionnel.

Organisationnels :

  • Décentralisation des moyens au profit des territoires / les grandes fédérations de province doivent bénéficier de plus de moyens, particulièrement dans les territoires de reconquête
  • Priorisation des moyens et permanents pour notre « Laboratoire des idées » interne
  • Déménager le siège du parti pour se doter d’un lieu innovant et ouvert aux citoyen.nes
  • Mettre en place un « shadow cabinet » en lien avec le groupe socialiste à l’AN pour structurer la réflexion sur l’actualité parlementaire et gouvernementale
  • Accélérer la transformation numérique du PS : système d’information, outils de communication, médias, formation des militants
  • Restaurer la collégialité et la discipline sur la base de nos règles internes de fonctionnement
  • Mettre en place un programme national de formation aux méthodes d’animation politique innovantes : animation d’ateliers, activisme, mobilisation, réseaux sociaux et web médias…
  • Co-direction paritaire des sections et des fédérations (élection de duos)
  • Alléger le fonctionnement administratif des sections (supprimer la CA au profit d’un bureau opérationnel), du Fédéral (fusion CF/BF) et du National (fusion CN/BN) : il y a trop d’instances qui font perdre un temps fou aux militant.es et sclérose notre organisation.

 

Politique :

  • Réinvestir les sujets qui parlent à l’opinion publique : le pouvoir d’achat, l’égalité des chances, lutter contre les fractures territoriales, modèle de redistribution, identité et citoyenneté…
  • Re-investir le champ de la réflexion que nous avons trop sous-traité aux Think tanks, notamment sur des sujets de prospective majeurs : la réduction des inégalités, enjeu climatique, soutenabilité sociale et environnementale du modèle de développement, questions économiques et éthiques liées à la robotisation, l’Intelligence artificielle, les biotechnologies, l’humanité augmentée, la géopolitique, la réémergence du fait religieux, les migrations climatiques, la construction européenne, …
  • La Refondation doit s’engager avec comme objectif de dépasser les frontières actuelles du PS pour rassembler tout.es les citoyen.es qui se reconnaissent dans un projet progressiste, social-démocrate et écologiste
  • Mettre fin à la représentation proportionnelle nationale = poser la question de supprimer les courants qui sclérosent le fonctionnement interne
  • Il faut accorder statutairement beaucoup plus de place opérationnelle à la jeunesse dans notre parti, à tous les niveaux
  • Déconnecter les votes qui portent sur la gouvernance du parti des votes qui portent sur les questions de fond : pour redonner un peu de liberté de penser aux socialistes et la liberté de l’exprimer
  • Changer les modes d’investiture qui sont aujourd’hui une prime à l’entre soi : introduire le principe du panachage par les militants pour les scrutins de liste par exemple, réflexion sur l’organisation de primaires locales ouvertes au vote des sympathisants, ce qui suppose de créer et de réfléchir à un statut officiel de « sympathisant » et son articulation avec celui d’adhérent : celui-ci ouvrirait le droit de voter pour les textes d’orientation et les investitures par exemple
  • Limiter à deux mandats identiques successifs maximum (soit généralement 10 à 12 ans…) et appliquer le principe du mandat unique obligatoire.
  • Le succès d’En Marche et de la France Insoumise à l’élection présidentielle doit être être étudié avec attention car ces deux mouvements ont des différences certes mais partagent en commun quelques caractéristiques : relativement récents, ils sont caractérisés par une autonomie d’animation et d’initiatives sur le terrain sur la base de recrutements par internet. La facilité d’adhésion (gratuité par internet) et de création des « collectifs locaux », encadrés méthodologiquement par des centres ressources accessible par internet a permis d’accompagner rapidement la notoriété croissante médiatique de ces mouvements. En revanche, le principe d’horizontalité de l’organisation territoriale est compensée par l’absence de fait de tout pouvoir au profit d’une équipe nationale resserrée, incluant l’absence de compétence pour les investitures. En somme, l’agilité et l’autonomie du mouvement sont valorisées mais les décisions sont verrouillées et centralisées. Ainsi les citoyens semblent plus attirés par ces « mouvements » à l’organisation plus souple qui s’inscrivent dans une dynamique que les anciens partis à l’organisation pyramidale très marquée. Cependant, ces mouvements peuvent-ils survivre à leur hyper-personnalisation et en cas de ralentissement de la dynamique ? Il faudra que nous réfléchissions à la meilleure façon de répondre à la demande de « liberté » et d’action des militants qui s’incarnent mieux dans ces mouvements émergents que dans les partis traditionnels où les codes et usages pèsent péniblement, au risque de désespérer les bonnes volontés.
  • Il faut pouvoir rendre possible différents niveaux d’engagement pour s’adapter à l’évolution des comportements des citoyens.nes et renforcer l’utilité sociale de notre parti, qui doit être en écho avec les mouvements d’opinion et des mobilisations fondées sur le même socle de valeur. Le PS doit renouer avec la gauche mouvementiste au service d’un débouché politique et ne plus accepter de la laisser s’abandonner à la contestation. Pour cela, il faut aussi relégitimer une obligation statutaire de facto abandonnée de co-militantisme syndical et/ou de participation à des mouvements de protection des consommateurs.

 

 

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Stop aux TMS : un appel aux bonnes idées d’outils des agents de la Ville

affiche TMSDans le cadre de son plan de prévention des inaptitudes, la Ville de Paris a lancé un appel à projets auprès des agents pour inventer de nouveaux outils visant à mieux prévenir les troubles musculo-squelettiques (TMS). Jeudi dernier, le jury dont je faisais partie ; a sélectionné huit des seize projets qui lui ont été présentés.

En quoi consistait l’appel à projets ?

L’appel à projets était ouvert à tous les agents qui, individuellement ou en équipe, avaient l’idée d’un matériel susceptible d’améliorer leurs conditions de travail. Le principe : à partir d’une situation concrète de travail présentant des risques avérés de TMS, proposer un projet permettant de réduire ou supprimer les différents facteurs de risque.

Qui étaient les porteurs de projets ?

16 projets ont été proposés par des agents issus d’environnements professionnels diversifiés (DDCT, DEVE, DASCO, DPE, DFPE, DASES). Ils ont été mis en situation d’affiner leur projet dans le cadre d’une journée d’accompagnement animée par des professionnels de la prévention, de la communication et des chefs d’atelier.

Quels projets ont été sélectionnés ?

Le jury a jugé l’ensemble des projets pertinents et adaptés. Les porteurs de projets non sélectionnés à ce stade seront accompagnés pour continuer à approfondir leurs projets. Les projets des lauréats sont les suivants :

Catégorie « équipement à généraliser »

1.      Des outils pour ficher et déficher les bancs sans effort (DEVE)

2.      Une pelle allégée et ergonomique (DPE)

3.      Une table de déchargement pour tonne à eau (DEVE)

Catégorie «  équipement à développer »

1.      Une genouillère intégrée à la tenue de travail (DFPE)

2.      Une pince ergonomique pour le nettoyage des toilettes (DASCO)

3.      Des assises adultes diversifiées (DFPE)

4.      Un système de déchargement du linge des machine à laver (DFPE)

5.      Un système de vidage des poubelles limitant le port de charge (DFPE)

Ces projets bénéficieront d’un développement spécifique donnant lieu à la réalisation d’un prototype qui sera testé. Les lauréats seront conviés à des réunions de travail avec les services de prévention, la DPA et la DILT.

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