Réinventer Paris : 2°édition

metro crédit ratpFin 2014, la Maire de Paris lançait « Réinventer Paris », un appel à projets urbains innovants, initiative inédite et au retentissement international. La deuxième édition est lancée aujourd’hui et porte principalement sur un potentiel inexploité : les sous-sols parisiens

Lancé en novembre 2014, l’appel à projets urbains innovants « Réinventer Paris » a modifié en profondeur les manières de faire l’urbanisme. 372 projets ont été soumis à la Ville de Paris, portant sur 23 sites. Ils étaient le fruit d’équipes pluralistes, venues du monde entier, mêlant architectes, urbanistes, promoteurs, artistes, startups, designers, paysagistes ou encore collectifs de citoyens. Les lauréats sont aujourd’hui entrés dans une phase de mise en œuvre, vous pouvez retrouver leur projet ici.

Forts de ce succès, Anne Hidalgo et Jean-Louis Missika, ont décidé de renouveler ce formidable concours en 2017 sur une quarantaine de sites, à la fois remarquables et méconnus, sources de défis et au potentiel exceptionnel. L’Appel à Projets Urbains Innovants réunit pour la première aux côtés de la Ville de Paris, plusieurs partenaires – dont Paris Habitat, RATP, Renault, la RIVP et SNCF – qui ont accepté de s’ouvrir à cette méthode originale d’aménagement. Parce que c’est aussi ça l’innovation !

Anciennes stations de métro (Saint-Martin et Croix-Rouge), sites industriels (garage, poste de transformation…), tunnels (Henri IV et Etoile)… Retrouvez la liste complète de ces sites souvent méconnus dans le dossier de presse.

A l’automne 2018 un jury international se réunira pour désigner les lauréats.

 

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La réforme du statut de Paris présentée au Comité Technique central de la Ville de Paris

Le comité technique central examine aujourd’hui la réforme du statut de Paris. Outre la fusion de la commune et du département et le regroupement des quatre premiers arrondissements, la loi donne de nouveaux pouvoirs à la Maire de Paris en ce qui  concerne la circulation, les polices spéciales et les titres d’identité. C’est ce dernier volet qui est présenté aujourd’hui devant les organisations syndicales.

Des transferts de compétences et de personnels

La loi du 28 février 2017 transfère de nouvelles compétences à la Maire de Paris dans plusieurs domaines : circulation et stationnement, titres d’identité, polices spéciales… Ces transferts de compétences s’accompagnent du transfert de plus de 2 000 agents de la Préfecture de Police, ainsi que des moyens financiers et matériels nécessaires au fonctionnement des services.

 Une concertation approfondie

Le dialogue social sur la réforme du statut de Paris s’inscrit dans le cadre d’un comité de suivi central et de comités de suivi sectoriels, qui réunissent à la fois les organisations syndicales de la Ville et celles de la préfecture de police. Le CT central sera de nouveau consulté en septembre. Le projet sera également soumis aux instances des directions concernées.

Les agents en charge des polices spéciales (habitat indigne, lutte contre les nuisances sonores…) seront transférés à la Ville dès le 1er juillet 2017. Les autres personnels seront transférés au 1er janvier 2018.

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Retour sur le conseil de Paris des 27, 28 et 29 mars 2017

salle du conseilCe conseil a été marqué par 3 communications importantes pour la vie des Parisiennes et Parisiens : la mise en place d’une stratégie «Handicap, inclusion et accessibilité universelle 2021 », un plan pour renforcer la vie associative et citoyenne et la présentation de nombreuses mesures pour améliorer la propreté de l’espace public.

Au-delà de ces thématiques, je souhaite insister sur deux délibérations adoptées : le Plan de déplacements des administrations parisiennes (PDAP) et le développement du télétravail à la Ville.

L’exécutif parisien est engagé dans une démarche volontariste et ambitieuse d’une ville durable et respectueuse de son environnement. Cet engagement se traduit plus particulièrement par la réduction des émissions de gaz à effet de serre et des autres nuisances associées à la circulation des véhicules.

Soucieuse d’exemplarité, la Ville applique cet engagement à ses propres activités (déplacements domicile-travail des agents, de leurs déplacements professionnels ou des déplacements liés aux commandes de la Ville) à travers le second plan de déplacement des administrations parisiennes,que j’ai porté avec Christophe Najdoski et Célia Blauel.

Issu d’une large concertation avec les directions et les agents, le PDAP est extrêmement volontaire et actionne tous les leviers à notre disposition. Parmi les 21 actions identifiées, les 4 les plus emblématiques seront :

  • la conversion des flottes de la Ville (bennes, utilitaires) pour des motorisations plus propres (électriques ou BioGNV) et sans diesel ainsi que la réduction du parc municipal de véhicules légers de l’ordre de 10%
  • l’optimisation des commandes et des livraisons de fournitures, en améliorant les clauses environnementales de nos marchés et en réinterrogeant nos usages en matière de commande publique ;
  • le développement et le renforcement de l’attractivité de l’usage du vélo et des mobilités alternatives auprès des agents,
  • le télétravail, dont nous proposons le développement à partir d’avril 2017, mesure qui a recueillie de nombreux suffrages lors de la « consultation des agents pour une administration plus écologique ».

Après un an d’expérimentation à petite échelle (125 agents) nous allons étendre le dispositif d’accès au télétravail avec un objectif de 1500 agents télétravailleurs d’ici 2020.

Nous poursuivons 4 objectifs :

  • offrir à nos agents-es de meilleures conditions de vie articulant vie personnelle et vie professionnelle,
  • contribuer à la démarche environnementale, c’est d’ailleurs un axe important du PDAP 
  • maintenir, voire développer le niveau de qualité du service rendu au public
  • montrer la capacité de l’administration à innover

Nous nous sommes engagés dans ce nouveau mode de travail  car c’est un levier de la conduite du changement et un enjeu très fort pour les organisations des collectifs de travail. En effet le télétravail nécessite de revoir toutes nos habitudes de travail et de sortir de nos « routines ».

Cette année d’expérimentation nous a permis de préparer le déploiement du télétravail tant sur son volet matériel (équipement des agents, créations d’espaces de coworking « burolib »)  qu’organisationnel (formation des télétravailleurs, des encadrants, sensibilisation de l’encadrement supérieur).

 

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Tribune : “Le Big Data peut-il révolutionner la gestion des ressources humaines ? L’exemple de la prévention des inaptitudes”

Retrouvez ma tribune en ligne sur le HuffingtonPost 

L’essor des outils numériques, le développement de la science des données et la montée en puissance de systèmes d’information robustes ont permis d’explorer de nouvelles approches en matière d’analyse et de compréhension des enjeux touchant au management des ressources humaines.

En tant qu’employeurs publics nous sommes confrontés à des enjeux majeurs: croissance des besoins de service public, contrainte budgétaire, déséquilibre de la pyramide des âges et allongement des carrières des agents… De nouveaux outils peuvent nous permettre de relever ces défis avec plus d’efficacité au service de la qualité du service public pour les usagers, mais aussi dans l’objectif d’améliorer les conditions de travail et les carrières des agents.

Toutefois, utiliser efficacement le “big data” n’est pas aisé. Le premier enjeu, complexe et indispensable, est de fiabiliser la production de données concernant l’ensemble des agents publics, fonctionnaires et non-titulaires.

Ensuite, il faut identifier les champs de réflexion pour lesquels le traitement des données peut avoir un intérêt concret. Pour cela, les champs d’expertise de la science des données méritent d’être mieux appréhendés pour nourrir la réflexion et l’action.

Il est ainsi possible de mettre en place des outils prédictifs et prescriptifs s’inspirant d’outils innovants conçus pour le marché de l’emploi (par l’exemple en s’inspirant de l’algorithmie prescriptive de Bob-emploi ou les outils de Clustree,…). Il s’agit pour une administration publique d’identifier grâce à l’exploitation de la donnée les facteurs de risque pouvant contribuer à déstabiliser son organisation. Prenons l’exemple des absences au travail; grâce à la data on peut déterminer les causes, évaluer la prévalence des risques psycho-sociaux et des troubles musculo-squelettiques, et utiliser les analyses précises de données des services de médecine préventive et statutaire pour mettre en place des actions préventives mieux ciblées.

(suite…)

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Retour sur le Conseil de Paris des 30 et 31 janvier 201

pietonsLa thématique de la Ville durable était au cœur des débats durant ces deux jours, c’est pourquoi je souhaite revenir plus particulièrement sur la « stratégie  piétons »  et le plan d’agriculture urbaine.

  • Une stratégie pour les piétons

La stratégie Paris piéton permettra à la capitale de conforter son positionnement de ville durable à l’échelle internationale. Elle propos de lancer cinq chantiers dans la mandature pour :

-Faciliter les continuités piétonnes et de nouveaux partages de la voirie (ex : Berges quai haut de la rive droite (1er, 4e, 8e, 12e, 16e): apaisement de la circulation au bénéfice des transports en commun et des modes doux et sécurisation des traversées piétonnes)

-Favoriser la diversité d’usages de la rue (création de « rue aux enfants » par exemple rue bignon (12°), piétonisation pérenne…)

-Élever les standards de confort des espaces publics (élargir les trottoirs, sécurisation des traversées ex : Carrefour de la Conservation (Bois de Vincennes – 12e)

-Repenser l’orientation des piétons (créer des parcours signaler pour découvrir Paris à pieds, ex : parcours végétal et artistique de Montmartre au Marché aux Puces» (18e), projet lauréat du budget participatif.

-Conforter la culture piétonne de Paris (promotion de la marche et de ses bienfaits)

  • L’agriculture urbaine et l’alimentation durable

La Ville entend prendre toute sa place dans la construction d’un système alimentaire durable créateur de nouveaux liens entre urbains et ruraux, que ce soit par le programme des Parisculteurs, par le plan Alimentation durable, par le soutien à l’économie solidaire et au commerce de proximité, par l’innovation gastronomique, par les plans de lutte contre le gaspillage alimentaire, le développement d’une logistique durable ou la production de compost.

Concernant l’alimentation et l’agriculture, l’ambition de la Ville se décline en trois axes principaux :

-offrir davantage d’espaces et de projets aux agriculteurs urbains au cœur de notre ville, pour rendre Paris plus végétale,

-créer des îlots de fraîcheur urbains et contribuer au développement de la biodiversité dans Paris,

-tisser des liens entre agriculteurs urbains et agriculteurs de petite et grande couronnes en créant des emplois.

Un exemple à suivre : l’école de la permaculture. L’école Du Breuil, en coordination avec la Ferme de Paris, élabore une offre de formation en permaculture. L’école permettra de développer l’approche permacole dans la conception de projet d’agriculture urbaine et de végétalisation et aura pour objectif de valoriser les dynamiques de participation citoyenne.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le conseil de Paris, rendez-vous sur paris.fr.

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